Mobilité internationale aux États-Unis : découvrez le témoignage de Ambre

Dans cette page :
Étudiante en deuxième année du cycle préparatoire intégré à CESI Toulouse, Ambre Dorssers a eu l’opportunité de réaliser une mobilité internationale de trois mois aux États-Unis, au Klamath Community College dans l’Oregon. Entre découverte du système universitaire américain, immersion culturelle et apprentissage du Manufacturing Engineering, cette expérience lui a permis de développer de nouvelles compétences techniques et humaines. Ainsi, elle revient sur cette aventure qui a marqué son parcours d’étudiante et renforcé son ouverture à l’international.
Rencontre avec Ambre
Peux-tu te présenter et nous expliquer dans quel cadre tu es partie aux États-Unis ?
Je m’appelle Ambre Dorssers, étudiante en deuxième année de cycle préparatoire intégré à l’école d’ingénieurs CESI de Toulouse, avec une spécialisation en systèmes électriques et électronique embarqués. Je suis partie au Klamath Community College, dans l’Oregon, de janvier à mars 2026. L’objectif de cet échange académique optionnel était double : découvrir la pédagogie américaine et perfectionner mes compétences linguistiques et techniques.
Pourquoi as-tu choisi l’Oregon et le Klamath Community College pour réaliser ta mobilité internationale ?
CESI dispose d’un partenariat avec cet établissement. J’ai choisi cette destination pour découvrir une facette plus authentique et rurale des États-Unis. Par ailleurs, je souhaitais également aborder l’ingénierie sous un angle très pragmatique, loin des grandes métropoles.
Comment s’est déroulée ton intégration sur place ?
Dès mon arrivée, mon intégration a été facilitée par mon choix de vivre en famille d’accueil. Cela m’a permis de vivre au rythme des habitants et de découvrir leur grande bienveillance. Sur le campus, la proximité avec les professeurs m’a particulièrement marquée. En effet, les enseignants agissent comme des mentors accessibles. Le rythme de travail est très équilibré entre théorie et pratique intensive. De plus, les étudiants bénéficient d’une autonomie importante puisqu’ils choisissent eux-mêmes leurs cours.
Quelles étaient tes principales missions ou tes principaux projets durant cette expérience, notamment en Manufacturing Engineering ?
Le programme de « Manufacturing Engineering » a été le pilier de mon apprentissage. Mes missions incluaient :
- Science des matériaux : étude des propriétés mécaniques des métaux (conductivité, solidité) avec des laboratoires pratiques de quatre heures chaque semaine.
- Conception assistée par ordinateur : maîtrise d’AutoCAD (2D) pour le dessin de fabrication et d’Inventor (3D) pour l’assemblage de pièces mobiles et l’analyse des forces.
- Procédés d’usinage : apprentissage de la manipulation de machines-outils complexes en atelier pour fabriquer des pièces métalliques, en mettant l’accent sur la sécurité et la précision.
Ainsi, j’ai pu développer des compétences concrètes dans plusieurs domaines complémentaires de l’ingénierie.
Peux-tu nous en dire plus sur ton projet final de stabilisateur de caméra pour drone ?
Pendant trois semaines, ce projet consistait à concevoir et à modéliser un stabilisateur de caméra (gimbal) intégré à un drone. Cette aventure s’est terminée par un test en conditions réelles de vol. Grâce à cette expérience, j’ai pu valider la transition entre la conception virtuelle sur logiciel 3D et la réalité physique. J’ai également développé une meilleure maîtrise des fonctions avancées de modélisation. De plus, nous avons mené ce projet de A à Z, en intégrant l’électronique nécessaire. Enfin, ce projet m’a permis de mieux comprendre les contraintes de fabrication et d’assemblage.
Comment décrirais-tu la vie étudiante aux États-Unis et qu’est-ce qui t’a le plus surpris dans le système américain ?
L’un des aspects qui m’a le plus surprise, c’est la mixité intergénérationnelle sur le campus, où des profils très variés (comme un ancien colonel de l’Air Force) partagent les mêmes bancs par simple curiosité intellectuelle. De plus, le système valorise énormément l’aspect « hands-on » (pratique) et l’autonomie de l’étudiant. Par ailleurs, l’absence de distance hiérarchique rigide avec les professeurs facilite énormément la prise de parole et l’audace dans les projets.
Avec le recul, qu’est-ce que cette mobilité t’a apporté sur le plan personnel et pour la suite de ton parcours professionnel ?
Personnellement, cette expérience m’a permis d’acquérir une confiance en moi décuplée et une grande capacité d’adaptation. Notamment après avoir dû maîtriser le système d’unités impériales. D’un point de vue professionnel, cette immersion a confirmé mon désir de travailler à l’international. Je ne souhaite pas me limiter à un travail de bureau. Par conséquent, je souhaite désormais évoluer dans des environnements où la conception rencontre la réalisation matérielle de terrain.
Retour en images





Mobilité internationale

L’ouverture au monde fait partie intégrante du parcours pédagogique de CESI École d’Ingénieurs. Dans le cadre de votre formation, vous réalisez au moins un séjour à l’étranger, et les compétences linguistiques et interculturelles sont également intégrées dans les objectifs d’apprentissage.